Oui, oui, oui…
Cela fait maintenant un an !
Un an de bonheur !
Un an de joie !
Un an de voyages !
Un an de nouvelles chaussures !
Un an de nouveaux amis !
Un an que je suis Maitre de l’Univers !
… J’adore ce job !
Allez… encore (vingt) quatre ans !
Pour le dernier jour de ma visite d’Etat en Tunisie, j’ai fait un petit discours à l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (Insat) de Tunis. Un discours mal compris en France selon mes conseillers…
Entre nous, j’adore vraiment la Tunisie, j’y vais aussi souvent que je peux… mais bon avec mon boulot de Big Boss de la France, j’ai moins l’occasion de m’y rendre malheureusement ! C’est un boulot à plein temps qui demande beaucoup de self-control, mais parfois je me lache un peu, comme avec l’autre pauvre con qui ne voulait pas me serrer la main… Oups… Du calme… Je suis calme… Le docteur m’a dit de prendre 8 petites pillules rouges quand je commence a perdre mon sang-froid… Du calme Nicolas… Du calme…
Donc, pour en revenir à mes propos “chocants”, j’ai simplement affirmé que l’espace des libertés progresse en Tunisie. Que ce sont des signaux encourageants que je veux saluer. Ces signaux, ces réformes s’inscrivent sur un chemin étroit et difficile, mais essentiel, celui de la liberté et du respect des individus. Ce chemin, aucun pays ne peut prétendre l’avoir entièrement parcouru et personne ne peut se poser en censeur.
Et mon homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali (au fait, “homologue”, ce n’est pas un gros mot… j’ai bien vérifié dans mon dictionnaire – celui que je mets sous les pieds quand je veux paraitre plus haut sur les photos avec Carla) est un homme bien. Moi je reconnaîs la réalité quand je la vois et ma priorité c’est le commerce, la vente d’avions Airbus, la vente de notre technologie nucléaire, le pognon, l’argent, l’euro…
En France, le Parti socialiste m’a accusé d’avoir légitimé la politique de répression en Tunisie et d’avoir envoyé un signal aux conséquences gravissimes et dramatiques pour tous les combattants des Droits de l’Homme dans ce pays. Et d’ajouter que ma déclaration présidentielle est un coup de poignard dans le dos des militants tunisiens qui “attendaient beaucoup de la visite du président français”.
Et bien, qu’ils continuent d’attendre… c’est cela le principe du gouvernant : savoir se faire attendre !
Je suis le plus grand et je me fais attendre… voilà !